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Simulation de simplification normative

Le droit à l'établi

Le droit français est publié en données ouvertes. On l'a passé au crible, article par article.

Pour comprendre en 30 secondes

Un « code », c'est quoi ?

Le droit français range ses lois et ses décrets par thème, dans des recueils appelés codes : le Code civil (famille, contrats, propriété), le Code du travail, le Code pénal, le Code de la route… Chaque code est une suite d'articles numérotés.

Le préfixe dit qui l'a écrit : L = voté par le Parlement (la loi) · R et D = pris par le Gouvernement (décrets) · A = arrêté d'un ministre. La loi l'emporte sur le décret.

Combien y en a-t-il ?

  • 76 codes en vigueur aujourd'hui
  • 160 024 articles en vigueur
  • 30 codes anciens, abrogés, gardés pour comparaison
  • près de 1,8 million de versions d'articles, depuis les plus anciennes

D'où viennent les textes ?

De la DILA (Direction de l'information légale et administrative), le service de l'État qui publie Légifrance. Sa base LEGI est en données ouvertes (Licence Ouverte) et mise à jour chaque jour.

Cette page en tient une copie, refaite chaque nuit : dernière mise à jour lue —.

Qu'est-ce qu'on y cherche ?

Les défauts d'entretien du droit : un article qui renvoie à un article supprimé, le même texte sous deux numéros, deux chiffres différents pour la même règle, une administration disparue encore nommée, et — sur 73 codes — des contradictions de fond entre deux articles.

On ne réécrit pas la loi et on ne donne pas d'avis juridique : chaque constat renvoie au texte officiel, pour que chacun vérifie.

…chargement de l'analyse

Chaque article de chaque code, avec toutes ses versions passées, chargé depuis l'open data de Légifrance. Puis une question simple : qu'est-ce qu'un législateur pressé laisse derrière lui ? Des renvois vers des articles abrogés, le même texte sous deux numéros, des chiffres qui divergent entre deux règles presque identiques, des institutions supprimées que la loi nomme encore.

Ce n'est pas un avis juridique. L'outil cite, il ne juge pas. Chaque constat renvoie à l'article réel sur Légifrance, et chacun est une piste à vérifier, pas une erreur prouvée.

S'abonner au fil (RSS) — les nouveaux constats, et ceux qui sont corrigés.

Pourquoi

« Nul n'est censé ignorer la loi » — encore faut-il pouvoir la lire

Plus de soixante-dix codes, plus de cent soixante mille articles en vigueur, réécrits sans cesse. Le Conseil d'État alertait déjà en 2006 (Sécurité juridique et complexité du droit) puis en 2016 (Simplification et qualité du droit). Dix ans plus tard, on peut enfin mesurer, plutôt que déplorer.

01

Un droit qui cite du droit mort

Quand un article est abrogé, ceux qui le citaient ne le sont pas toujours. Le lecteur suit un renvoi… vers rien.

02

Deux règles, deux chiffres

Deux articles presque mot pour mot identiques, mais un délai ou un seuil différent. Parfois voulu, parfois un oubli de mise à jour.

03

Une simplification qui se compte

Fusionner les doublons, réparer les renvois, moderniser les noms : avant tout débat de fond, ce qui peut se faire mécaniquement.

Les chiffres

Ce que l'analyse a trouvé, en un coup d'œil

Chaque graphique se survole, et ses données se lisent en table. Cliquez un code pour l'ouvrir dans l'examen.

Un droit réécrit sans relâche

Le nombre de versions d'articles de codes entrées en vigueur chaque année depuis 1950 : chaque barre compte une création ou une réécriture.

Les codes les plus fragiles

Les 15 codes aux constats les plus graves, par niveau de gravité. Le rouge ne vient que de l'analyse de fond.

Taille du code contre densité de défauts

Un code volumineux n'est pas forcément le plus abîmé. Chaque point est un code de plus de 100 articles ; en dessous, un seul défaut ferait exploser le taux.

L'analyse de fond, de la paire suspecte au constat

Combien de paires d'articles une IA a lues, combien elle a jugées compatibles, et ce qui reste — chaque citation vérifiée mot pour mot.

Les codes

Chaque code, ses défauts mesurés

Choisissez un code pour l'examiner. Cliquez un en-tête de colonne pour trier ; chaque chiffre ouvre la catégorie correspondante. La colonne Gravité compte les constats par couleur (voir la grille). Les textes non codifiés ont leur page : renvois morts dans les lois, décrets et arrêtés.

Les codes en vigueur, leurs défauts mesurés et la gravité estimée des constats. Les en-têtes sont des boutons de tri ; chaque chiffre ouvre sa catégorie dans l'examen.
Constats par gravité : élevée (rouge), notable (orange), modérée (jaune), faible (vert), et non notée (gris) pour l'analyse de fond pas encore relue. Tri : d'abord les rouges, puis les orange, les jaunes, les verts. Articles en vigueur dans ce code. Le chiffre ouvre les articles les plus longs. Nombre moyen de mots par article. Le chiffre ouvre les articles les plus longs. Articles en vigueur qui renvoient à un article abrogé, périmé, annulé ou transféré. Le même texte publié sous plusieurs numéros d'article. Textes presque identiques dont un chiffre diffère : délai, montant, seuil. Institutions ou notions supprimées, encore nommées dans le texte. Mots définis dans trois articles ou plus. Articles dont l'état publié sur Légifrance est incohérent. Versions successives par article en vigueur, en moyenne. Le chiffre ouvre les articles les plus réécrits.
Chargement de l'analyse…

La grille de gravité

Chaque constat reçoit une couleur et un mot. C'est une estimation de ses conséquences possibles pour qui lit le texte, pas un avis juridique.

  • Élevée Deux articles jugés difficilement conciliables, avec un effet concret possible. Seule l'analyse de fond peut donner ce niveau ; aucune règle automatique ne le fait.
  • Notable Risque d'appliquer la mauvaise règle ou de s'adresser au mauvais interlocuteur : une loi qui renvoie à un texte abrogé, deux textes presque identiques aux chiffres différents, une juridiction ou un organisme supprimé encore nommé.
  • Modérée Gêne la lecture ou la mise à jour : un décret ou un arrêté qui renvoie à un texte abrogé, un montant en francs, un mot défini plusieurs fois, le même texte dans deux codes, un état publié incohérent.
  • Faible Redondance sans effet juridique : doublon dans un même code, quasi-doublon, mention probablement transitoire.
  • Non notée Constat de fond pas encore évalué.

L'examen

Tous les codes

Choisissez un code

Les constats apparaîtront ici, code par code, dès la publication de l'analyse.

Gravité minimale

La simulation

Le même code, simplifié — ce qu'on peut faire sans toucher au fond

Une simplification purement mécanique : fusionner les doublons, retirer les articles vides, réparer les renvois, remplacer les noms disparus par leur successeur légal. Aucune règle n'est changée — c'est le minimum qu'un code devrait subir avant toute réforme de fond.

Simulation pour : — · changer de code

Exemples de réécriture

barré : le nom périmé · surligné : son successeur légal. Les dispositions qui semblent transitoires sont écartées.

Méthode

Comment c'est mesuré, et ce que ça ne prouve pas

Source
Le dump LEGI de la DILA (licence ouverte) : le stock complet, puis chaque mise à jour quotidienne publiée depuis, appliquées dans l'ordre. Toutes les versions de chaque article sont gardées — les anciens régimes servent à reconnaître un renvoi mort.
Renvoi mort
Un article en vigueur dont Légifrance déclare qu'il cite un article abrogé, périmé, annulé ou transféré, et dont le numéro ne vit plus sous aucune version dans le même texte. Hors des codes (lois, décrets, arrêtés), voir les renvois morts hors des codes.
Doublon
Deux articles en vigueur de plus de 200 caractères au texte identique une fois la ponctuation et la casse retirées. Certains sont organisés par la loi (un code « pilote » recopié par un code « suiveur ») : ils restent comptés, car ils restent deux textes à tenir à jour.
Divergence
Deux articles dont 60 % au moins des suites de cinq mots sont communes, mais dont un chiffre diffère — délai, montant, seuil. C'est la forme de contradiction qu'on peut prouver sans interpréter ; elle peut être voulue (deux régimes distincts).
Nom périmé
Une liste fermée et sourcée d'institutions et de notions supprimées (tribunal d'instance, Pôle emploi, CHSCT, francs, « bon père de famille »…), chacune avec le texte qui l'a remplacée. Les articles qui parlent de dates ou de régime transitoire sont signalés.
Définition concurrente
Un même terme introduit par « on entend par », « est considéré comme »… dans trois articles ou plus.
Contradiction de fond
Seule catégorie où une IA intervient, et pour l'instant sur 73 codes — ceux qui ont un onglet « Contradictions de fond » dans l'examen. Pour les plus gros, seules les 200 à 400 paires les plus suspectes ont été lues. Un script présélectionne les paires suspectes : un décret dont un délai ou un montant diffère de la loi qu'il cite, deux articles proches dont l'un « peut » et l'autre « ne peut pas », deux chiffres concurrents pour une même notion. Une IA lit les deux textes intégraux et rend un verdict en citant mot pour mot le passage de chacun ; un script retrouve ces citations dans le texte officiel et rejette tout verdict dont une citation est introuvable.
Gravité
Une estimation, pas un avis juridique. Pour les catégories mécaniques, une règle fixe donne la couleur selon la catégorie et quelques indices du texte : un renvoi mort depuis la partie législative est « notable », depuis un décret ou un arrêté « modéré » ; une divergence chiffrée est « notable » ; un nom périmé est « notable » s'il désigne une juridiction ou un organisme, « modéré » pour un montant en francs ou un mot vieilli, « faible » dans une disposition qui semble transitoire ; un doublon est « modéré » entre deux codes, « faible » dans un même code. Ces règles ne vont jamais au-delà de « notable ». Le niveau « élevé » ne peut venir que de l'analyse de fond, où chaque constat est noté avec un motif écrit, affiché sur sa carte ; tant qu'il ne l'est pas, il apparaît en gris.
Ce que ça ne fait pas
Hors de l'analyse de fond, aucune intelligence artificielle ne lit ni ne résume le droit ici. L'analyse de fond elle-même ne voit que les paires présélectionnées : une contradiction entre deux articles que le script n'a pas rapprochés lui échappe. Et les textes non codifiés (lois et décrets hors des codes) ne sont pas encore analysés.

L'analyse n'est pas encore publiée : la date de l'instantané s'affichera ici.

Avertissements

Ce que cette page n'est pas

  1. Ce n'est pas un avis juridique. Rien ici ne vous dit quel droit s'applique à votre situation. Pour une question précise, consultez un avocat, un notaire ou un service d'accès au droit. Seul le texte publié au Journal officiel fait foi.
  2. Ce sont des pistes, pas des erreurs prouvées. Les constats sont produits automatiquement. Une divergence de chiffres peut séparer deux régimes voulus ; un nom ancien peut figurer dans une disposition transitoire ; un renvoi « mort » peut viser une règle volontairement maintenue pour le passé. Chaque constat renvoie à l'article, pour que chacun vérifie.
  3. La simulation n'a aucune valeur juridique. Le « code simplifié » est un exercice : il montre ce qu'une simplification mécanique retirerait ou remplacerait. Ce n'est ni une proposition de loi, ni une version consolidée, et aucune règle n'y est réécrite.
  4. C'est un instantané. L'analyse porte sur l'état publié par la DILA à la date indiquée en bas de la méthode. Le droit a pu changer depuis ; Légifrance reste la référence.
  5. Le fond n'est analysé qu'en partie. Les contradictions de fond ne sont recherchées que dans une partie des codes (73 sur 76), sur des paires présélectionnées, et jugées par une IA : ses verdicts peuvent se tromper, même quand ses citations sont exactes. Les textes non codifiés ne sont pas encore couverts. L'absence de constat ne garantit pas l'absence de défaut.
  6. Indépendance. Horizon Builder n'est affilié ni à la DILA, ni à Légifrance, ni à aucune administration. Les données sont réutilisées sous la Licence Ouverte (Etalab 2.0) ; source : DILA — base LEGI.
  7. Vous trouvez une erreur ? Un faux positif, un renvoi mal lu, un nom qui n'est pas périmé : dites-le avec le bouton en bas de page. Les corrections sont intégrées à la prochaine analyse.
L'écusson du club : la croix à quatre pointes en silhouette dans le soleil levant.

Le club Horizon Builder

Cette page est ouverte à tous. La suite se construit au club.

Les membres disposent déjà de la loi cherchable au mot près — chaque article en vigueur, cité tel quel avec son lien Légifrance — et des autres instruments du club : le dossier d'une entreprise ou d'une adresse, la commande publique, le lobbying déclaré. C'est aussi au club que se discute ce que ce chantier doit examiner ensuite.

Gratuite, sans paiement ni engagement. Nous ne demandons que le strict nécessaire, l'hébergement est européen, et vous pouvez effacer votre adhésion d'un clic depuis votre carte.