France · données publiques · mise à jour hebdomadaire
— C'est ce que l'État français a dépensé de plus qu'il n'a encaissé depuis le 1er janvier, arrêté à —. Ses recettes couvrent — de ses dépenses.
Source : DGFiP, situations mensuelles budgétaires de l'État — ses propres comptes
Les chiffres n'ont pas pu être chargés
La page ne montre rien plutôt que de montrer faux. Réessayez dans un instant ; si cela persiste, écrivez à contact@horizonbuilder.space.
Chiffres recalculés à chaque mise à jour, jamais saisis à la main. Dernière collecte : —.
Ce que fait cette page
Ces chiffres sont publics. Ils sont juste illisibles.
L'État publie tout : le détail de ses recettes, de ses dépenses, la démographie du pays, chaque entreprise qui ouvre et chaque entreprise qui ferme. Le problème n'est pas le secret, c'est la forme — des PDF mensuels, des fichiers de cinq millions de lignes, des interfaces d'archivistes. Cette page va les chercher aux API officielles et les met en graphiques.
Aucun avis, aucun camp
On ne commente pas, on ne compare pas à un pays voisin, on ne dit pas si c'est bien ou mal. Chaque nombre porte sa source et sa date, et chaque graphique peut se déplier en table de chiffres, copiable dans un tableur. Ce qui est en dessous de ce que la donnée permet de dire est écrit noir sur blanc dans la méthode.
Le territoire — 1
Où se trouvent les moteurs, et où se creusent les écarts
Combien coûte un logement chez vous ? La carte porte désormais le prix médian au m² des ventes réellement enregistrées par l'administration fiscale — pas une estimation d'agence. Une seule carte, quatorze lectures. Choisissez la couche : la couleur se recalcule, les bornes de la légende aussi. Cliquez un département — ou touchez-le — et ses quatorze mesures restent affichées sous la carte ; au survol, elles apparaissent au passage. C'est là, dans l'écart entre deux couches d'un même territoire, que se lisent les déséquilibres.
Voir les 96 départements et leurs quatorze mesures
Prix des logements : DGFiP, demandes de valeurs
foncières — les ventes réellement enregistrées, pas des estimations. Médiane du prix au m²,
ventes comportant un seul local bâti, au moins 30 ventes par département.
⚠️ La Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin restent gris : sous le régime du
livre foncier d'Alsace-Moselle, ces trois départements ne sont pas publiés dans DVF. Ce n'est
pas une donnée nulle, c'est une donnée absente.
Tracés : DILA. Données : INSEE (population, emploi,
entreprises, valeur ajoutée), CNAF (couverture sociale), BODACC (défaillances).
Classes à effectifs égaux — chaque couleur regroupe le même
nombre de départements : sur ces données, des tranches régulières feraient
tomber quatre-vingt-quinze départements dans la même case, à cause de Paris.
⚠️ Métropole seulement : les départements d'outre-mer sont publiés à une autre
échelle et ne tiennent pas sur le même dessin.
Le déséquilibre le plus net de la carte.
Trois précautions de lecture
1. Aucune couche n'est un volume. Tout est ramené à une grandeur comparable — par habitant, par entreprise, en pourcentage. Une carte de volumes bruts ne montrerait qu'une chose : où vivent les gens.
2. La richesse produite est régionale. L'INSEE ne publie la valeur ajoutée qu'au niveau des régions : sur cette couche, tous les départements d'une même région portent la même couleur. C'est la seule qui ne soit pas départementale, et elle le dit.
3. « 25 à 59 ans » est un âge, pas un emploi. Cette couche montre qui est en âge de travailler, pas qui travaille. Le nombre d'actifs occupés par département n'est pas publié en données ouvertes à cette fréquence ; la couche « emploi salarié » en est la meilleure approche disponible.
Ce qui manque : les importations et les exportations
La douane publie bien le commerce extérieur français — mais par produit et par pays partenaire, jamais par région ni par département. Il n'existe aucune source ouverte permettant de colorier cette carte selon les exportations d'un territoire. Nous ne l'inventons pas : la couche n'existe pas, donc elle n'est pas là.
L'argent public — 2 · Les finances de l'État
Le trou se creuse au même rythme chaque année
Le solde budgétaire, c'est la différence entre ce qui rentre et ce qui sort. Il est cumulé depuis le 1er janvier : le compteur repart à zéro chaque année, ce qui permet de superposer les années et de voir si celle en cours dérive ou non.
Solde budgétaire cumulé, mois après mois
Chaque courbe est une année. Plus elle plonge, plus l'État dépense au-delà de ses recettes. Trois choses se lisent d'un coup : la pente, le décrochage de l'été (le gros des dépenses part en juillet), et si l'année en cours passe au-dessus ou en dessous de la précédente.
Voir les chiffres
DGFiP — situations mensuelles budgétaires de l'État (séries longues), arrêté à —. En milliards d'euros, cumul depuis le 1er janvier.
Où va l'argent
Les dépenses du budget général, par nature, depuis le début de l'année. Les prélèvements sur recettes (dernière barre) sont à part : ils partent aux collectivités et à l'Union européenne avant même d'entrer dans le budget de l'État.
- Dépenses du budget général
- Prélèvements sur recettes
Voir les chiffres
D'où il vient
Les recettes nettes du budget général, par impôt. « Nettes » signifie après remboursements et dégrèvements : c'est ce que l'État garde réellement, pas ce qu'il encaisse au guichet.
Voir les chiffres
Les intérêts de la dette pèsent aujourd'hui davantage que l'impôt sur les sociétés tout entier. Autrement dit : tout ce que paient les entreprises de France ne suffit pas à payer les intérêts de la dette. Ce n'est pas une projection, c'est la même source, la même période, deux lignes du même tableau.
L'argent public — 3 · La commande publique
Où va l'argent que l'État achète
Chaque marché public de plus de 40 000 € doit être déclaré, avec son objet, son montant et le nombre d'entreprises qui ont candidaté. — marchés ont été notifiés entre —, pour —.
Ce que ce montant est — et ce qu'il n'est pas
C'est le montant du marché sur toute sa durée, pas une dépense annuelle : un accord-cadre de quatre ans compte en une fois, l'année de sa signature. Ces montants ne s'additionnent donc pas au budget de l'État montré plus haut — ce sont deux choses différentes. Et la déclaration n'est obligatoire sous ce régime que depuis le 1er janvier 2024 : les années antérieures ne sont pas comparables, elles sont exclues.
Une poignée de contrats, presque tout l'argent
Les marchés répartis par taille. Survolez une barre pour voir combien de contrats se cachent derrière chaque montant : c'est l'écart entre les deux qui compte.
Voir les chiffres et les parts
La concentration des marchés publics.
Combien d'entreprises ont réellement candidaté
Le nombre d'offres reçues par marché. Un marché à une seule offre n'est pas nécessairement irrégulier — un métier très spécialisé, une urgence, un territoire sans concurrent local l'expliquent. Mais quand c'est le cas le plus fréquent, la question mérite d'être posée.
Voir les chiffres
Calculé sur les seuls marchés qui déclarent ce nombre — voir l'encadré ci-dessous.
Des marchés publics qui déclarent leur nombre de candidats n'en ont reçu qu'un seul — soit — contrats attribués sans qu'aucune autre entreprise ne se présente. C'est, de loin, le cas le plus fréquent.
Et pour un tiers de l'argent, on ne sait pas
— marchés, représentant — — soit — de la somme totale — ne déclarent pas le nombre d'offres reçues. Le champ existe, il est simplement laissé vide.
Ce n'est pas un zéro et ce n'est pas rien : c'est un tiers de l'argent public dont on ignore s'il a été mis en concurrence. On l'affiche plutôt que de le fondre dans les moyennes — un trou dans une donnée publique est lui aussi une information.
Par quelle procédure
La procédure adaptée domine en nombre, l'appel d'offres ouvert en montant. En rouge, celle qui se passe légalement de toute publicité et de toute mise en concurrence.
- Procédures avec publicité ou concurrence
- Sans publicité ni mise en concurrence
Voir les chiffres et les montants
Le rythme, mois par mois
Montant total des marchés notifiés chaque mois. Les pics de fin d'année et de printemps correspondent aux gros accords-cadres, qui s'inscrivent d'un coup pour plusieurs années.
DECP — données essentielles de la commande publique. Le dernier mois publié est incomplet : il est exclu.
Ce que cette source ne permet pas de dire
Qui décroche les marchés, par son nom. Le fichier ne contient que des numéros SIRET, et le champ « nom de l'acheteur » est vide dans plus de huit lignes sur dix. Nous ne publions donc aucun classement d'entreprises : il serait faux. Les membres du club peuvent consulter les SIRET des plus gros contrats et les vérifier eux-mêmes.
L'argent public — 4 · Les aides sociales
Près d'un Français sur deux vit dans un foyer aidé
Les Caisses d'allocations familiales versent chaque mois une prestation à — foyers, qui couvrent — personnes — enfants et conjoints compris. Soit — de la population française.
Ce que « aide sociale » veut dire ici, exactement
Uniquement les prestations légales versées par les CAF. Ne sont pas comptées : les retraites, l'assurance chômage, le minimum vieillesse, la complémentaire santé solidaire, l'allocation d'autonomie et les aides des départements, les bourses. C'est le périmètre le plus large publié en données ouvertes et à jour — ce n'est pas « toutes les aides sociales de France ».
Quelles aides, et pour combien de foyers
Classées par nombre de foyers. Survolez une barre pour le montant moyen : il varie de 1 à 5 selon la prestation — une allocation familiale n'est pas un minimum social.
Voir les chiffres et les montants moyens
CNAF — données ouvertes des CAF, arrêté à —. ⚠️ Un foyer peut percevoir plusieurs prestations : la somme des lignes dépasse le total, qui lui est dédoublonné. L'allocation de rentrée scolaire n'est versée qu'en août — elle apparaît à zéro les autres mois, ce n'est pas une disparition.
Combien touche-t-on, selon son âge
Montant moyen versé par foyer, selon l'âge de l'allocataire. Le pic se situe aux âges où l'on élève des enfants ; il retombe de moitié après 65 ans, quand la retraite prend le relais — et sort donc de ce périmètre.
Voir les chiffres
Ce n'est pas la même aide à 20 ans et à 45 ans
Part des allocataires de chaque tranche d'âge qui perçoit telle prestation. Avant 25 ans, l'aide est presque entièrement du logement ; entre 30 et 50 ans, ce sont les allocations familiales ; après 60, le logement revient.
Voir les chiffres
Les parts ne s'additionnent pas à 100 % : un foyer cumule souvent plusieurs prestations.
« Combien de Français ne touchent aucune aide ? » — la question sans réponse
Elle n'a aucune source. Y répondre exigerait de relier les fichiers individuels des CAF, de France Travail, de l'assurance retraite et des départements — précisément ce que la loi interdit, et aucune administration ne publie ce croisement.
Ce qu'on peut dire, et rien de plus : — personnes ne sont couvertes par aucune prestation CAF (population —). Ce n'est pas « ne rien toucher » : les retraités, les chômeurs indemnisés et les bénéficiaires du minimum vieillesse sont dans ce nombre, et perçoivent bien une aide — simplement versée par un autre organisme.
Le pays réel — 5 · La population
La France ne se renouvelle plus par elle-même
Le solde naturel, c'est les naissances moins les décès. Il ne compte ni l'immigration ni l'émigration : il dit seulement si le pays produit plus de naissances qu'il n'enregistre de morts. Il s'est effondré en quatre ans.
Naissances moins décès, par année civile
Au-dessus de zéro, la population se renouvelle d'elle-même ; en dessous, elle ne tient plus que par le solde migratoire. La dernière colonne est plus pâle : l'année n'est pas finie, elle n'est pas comparable aux autres.
- Solde positif — plus de naissances que de décès
- Solde négatif — plus de décès que de naissances
Voir les chiffres
INSEE — état civil, naissances et décès mensuels, France entière. Arrêté à —.
Le détail, mois par mois
Les deux courbes se croisent chaque hiver — les décès grimpent en janvier, les naissances sont stables. Ce qui a changé, ce n'est pas le pic hivernal : c'est que les deux courbes ne se séparent plus le reste de l'année.
Voir les chiffres (36 derniers mois)
Ce que ce chiffre ne dit pas
Un solde naturel négatif ne veut pas dire que la population diminue : le solde migratoire n'est pas compté ici, et il reste positif. Les derniers mois sont par ailleurs provisoires — l'INSEE les révise à mesure que les actes d'état civil remontent des communes.
Le pays réel — 6 · Ce qui ouvre, ce qui ferme
Chaque création et chaque faillite passe par le journal officiel
Le BODACC est le bulletin officiel des annonces commerciales : toute création, toute radiation et toute procédure collective y paraît, par obligation légale. Cinquante millions d'annonces, mises à jour en continu — c'est la source la plus proche du temps réel sur la vie des entreprises françaises.
Créations, radiations et procédures collectives, par mois
Trois courbes, une seule échelle. Les procédures collectives (sauvegarde, redressement, liquidation) sont le signal de détresse ; les radiations, la fin administrative — beaucoup d'entre elles sont des fermetures volontaires, pas des faillites.
Voir les chiffres
DILA — BODACC, annonces commerciales. Le dernier mois publié est toujours incomplet : il est exclu du graphique plutôt qu'affiché en chute libre. Période retenue : —.
De quoi meurent les entreprises
La nature du jugement prononcé, sur les douze derniers mois complets. Survolez une barre pour ce que chaque procédure veut dire concrètement.
Voir les chiffres
Une même entreprise peut apparaître plusieurs fois : l'ouverture d'une procédure, sa conversion et sa clôture font chacune une annonce. On compte des annonces, pas des entreprises.
Ce que cette source ne dit pas
Le BODACC donne la nature juridique de la fermeture, jamais sa cause économique. Aucune administration ne publie « pourquoi » une entreprise a fermé — ni la conjoncture, ni les impayés, ni le départ à la retraite du dirigeant. Le dire vaut mieux que de l'inventer.
Dix-huit ans de créations et de défaillances
Le BODACC remonte à 2008 : deux crises tiennent dans ce graphique. La distance verticale entre la courbe orange et la rouge, c'est le renouvellement net du tissu économique français, année après année.
Voir les chiffres, l'écart et le rapport
DILA — BODACC. Années civiles complètes uniquement : l'année en cours est exclue, elle n'est pas comparable aux autres.
L'écart entre créations et liquidations.
L'écart, année par année
Créations moins liquidations judiciaires. Le creux de 2013 et le sommet de 2021 ne racontent pas la même France : en 2013 la crise de la dette souveraine, en 2021 le double effet des aides d'urgence et de l'explosion des micro-entreprises.
Et si on rapportait les faillites au nombre d'entreprises ?
Un volume brut ne se compare pas sur vingt ans : le nombre d'entreprises en France a augmenté de plus de moitié en dix ans. Voici donc les liquidations rapportées au parc réellement existant — le même compte, mais à population égale.
Voir les chiffres et le parc d'entreprises
Liquidations : BODACC. Parc : INSEE, stocks d'unités légales au 31 décembre de l'année précédente — c'est la population qui a produit les liquidations de l'année suivante. ⚠️ Le BODACC compte des annonces, pas des entreprises : ce n'est donc pas un taux de défaillance, mais un indice comparable d'une année à l'autre, la méthode de comptage ne bougeant pas.
Le taux rapporté au parc d'entreprises.
Les créations d'entreprises depuis vingt ans
La série de l'INSEE, qui compte différemment du BODACC : elle inclut les micro-entrepreneurs, dont la création ne fait pas l'objet d'une annonce légale. D'où un niveau bien plus élevé — deux compteurs justes qui ne comptent pas la même chose.
INSEE — créations d'entreprises, séries longues mensuelles, données brutes.
Le pays réel — 7 · Ce qu'on gagne, et qui n'a pas d'emploi
Le revenu par âge, et les trois façons d'être sans travail
En —, le niveau de vie médian s'établit à — par an, soit — par mois. La moitié des Français vit avec moins, l'autre moitié avec plus. — de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Niveau de vie médian, par tranche d'âge
Le niveau de vie rapporte le revenu du ménage au nombre de personnes qu'il fait vivre : il rend comparables une personne seule et une famille de quatre. Survolez pour le taux de pauvreté de chaque tranche.
Voir les chiffres et les taux de pauvreté
INSEE — Filosofi. Une médiane, pas une moyenne : sur des revenus, une moyenne est tirée vers le haut par les plus élevés et ne décrit personne. La médiane coupe la population en deux.
Le paradoxe des deux courbes
Les jeunes adultes ont à la fois le niveau de vie le plus bas et les montants d'aide les plus faibles — parce que l'aide qu'ils touchent est du logement, pas un revenu de remplacement. Les allocataires de 30 à 50 ans reçoivent le plus, mais leur niveau de vie est déjà supérieur : les allocations familiales ne sont pas conditionnées à la pauvreté. Les deux graphiques ne se lisent pas l'un dans l'autre.
Sans emploi : trois situations, une seule s'appelle « chômage »
Le chômage au sens du BIT compte ceux qui sont sans emploi, disponibles, et qui cherchent activement. Le halo compte ceux qui souhaitent travailler mais ne remplissent pas les deux autres critères — ils n'apparaissent dans aucun taux de chômage. Le chômage de longue durée est un sous-ensemble du premier.
Voir les chiffres
INSEE — enquête Emploi, —. Le total des trois tranches dépasse légèrement l'ensemble « 15-64 ans » : la tranche « 50 ans ou plus » inclut les 65 ans et plus, hors du champ 15-64.
Personnes qui souhaitent travailler mais ne sont pas comptées comme chômeurs : elles ne cherchent pas activement, ou ne sont pas disponibles immédiatement. À côté des — chômeurs officiels et d'un taux affiché de —, ce halo ne figure dans aucun titre de journal. Chez les 15-24 ans, le taux de chômage atteint —.
Le motif de la perte d'emploi n'est pas publié
Licenciement, fin de CDD, démission, rupture conventionnelle : la raison juridique pour laquelle une personne se retrouve sans emploi n'existe dans aucune des sources ouvertes utilisées ici. L'enquête Emploi de l'INSEE ne la diffuse pas en données ouvertes. Ce que la source rend, et qu'on montre : la durée du chômage, et la distance à l'emploi à travers le halo.
Le pays réel — 8 · Le logement
« Crise du logement » : ce que les chiffres confirment, et ce qu'ils démentent
L'expression sert à peu près tous les discours. Elle recouvre pourtant plusieurs affirmations distinctes, qui ne sont ni vraies ni fausses ensemble. On les prend une par une, avec les chiffres officiels — et on dit lesquelles la donnée ne permet pas de trancher.
Affirmation 1 — « Il manque des logements en France »
Les deux courbes partent de 100 en —. Si le logement manquait davantage qu'avant, la courbe des logements passerait sous celle de la population. C'est l'inverse qui s'est produit, et l'écart n'a jamais cessé de se creuser.
Voir les chiffres, année par année
INSEE — le parc des logements, séries longues, et estimations de population. France métropolitaine, de — à —.
L'écart entre la croissance du parc et celle de la population.
Alors pourquoi construit-on toujours plus ? Voici le mécanisme
Le nombre de personnes par résidence principale. Séparations, vieillissement, personnes vivant seules : à population constante, il faut chaque année davantage de logements pour loger les mêmes gens. C'est la cause de la tension, et elle n'a rien à voir avec un défaut de construction.
Population rapportée au nombre de résidences principales. Un ménage de — personnes en moyenne aujourd'hui.
Affirmation 2 — « Les résidences secondaires et les logements vides dévorent le parc »
Les deux parts, en pourcentage du parc total, sur quarante ans. Si ces logements « retirés du marché » expliquaient la tension, ces courbes monteraient. Elles sont plates.
Voir les chiffres
⚠️ Stable au niveau national ne veut pas dire stable partout : la carte plus haut montre des départements à plus de 40 % de résidences secondaires et d'autres à plus de 15 % de vacance. Deux problèmes opposés, une seule moyenne.
Ce que l'État verse pour le logement
Les trois aides au logement des CAF — APL, ALS, ALF — versées à — foyers, pour — par an.
CNAF. Ces aides sont versées sous condition de ressources : elles mesurent le nombre de foyers dont le logement pèse trop lourd sur le budget, pas le nombre de logements manquants.
Le verdict, question par question
« Il manque des logements » — DÉMENTI au niveau national. Le parc a crû près de trois fois plus vite que la population depuis —. La France n'a jamais eu autant de logements par habitant.
« Les résidences secondaires et la vacance assèchent le marché » — DÉMENTI, en moyenne nationale. Les deux parts sont stables depuis quarante ans. Localement, en revanche, elles atteignent des niveaux extrêmes — dans les deux sens.
« Il faut construire davantage » — la donnée ne le confirme pas telle quelle. Ce qui augmente, ce n'est pas la population, c'est le nombre de ménages : le même pays a besoin de plus de logements parce qu'on y vit à moins par foyer.
« Le logement coûte trop cher » — NON TRANCHÉ ICI, faute de source ouverte à jour. C'est pourtant le cœur du sujet. Voir ci-dessous.
Les cinq questions auxquelles nous ne pouvons pas répondre
1. Le prix d'achat et le loyer réels. Les prix de transaction existent (fichier DVF) et les loyers font l'objet d'indices, mais aucun n'est disponible dans les mêmes conditions que le reste de cette page — série ouverte, à jour, comparable dans le temps. Tant que ce n'est pas le cas, nous ne publions pas de chiffre de prix.
2. La nationalité des propriétaires. Elle n'est collectée par aucune administration et ne figure dans aucun fichier public. Tout chiffre avancé sur ce point ne repose sur rien de vérifiable.
3. La concentration de la propriété. L'INSEE publie des études ponctuelles sur les multipropriétaires, mais pas de série ouverte exploitable.
4. Le logement social. Le nombre de demandes en attente et le délai d'attribution existent, mais dans des fichiers qui ne sont pas servis par une API ouverte.
5. Les locations saisonnières. Aucun décompte public des meublés touristiques n'est diffusé en données ouvertes à l'échelle nationale.
Ces cinq trous ne sont pas des oublis : ce sont les limites de ce que l'administration publie en accès libre. Une page qui prétendrait trancher la question du prix sans ces données ferait exactement ce qu'elle reproche au débat public.
Les chiffres du débat — 9 · L'immigration
Six séries, et ce que chacune compte exactement
C'est le sujet où un même mot recouvre des chiffres qui varient du simple au double. Chaque courbe porte ici sa définition — c'est elle, et non le chiffre, qui décide de ce qu'on peut en dire. Source unique : Eurostat, à partir des données transmises par la France.
Un exemple, avant de lire les courbes
« Les demandes d'asile » de 2025 valent 116 475 ou 151 665 selon qu'on compte ou non les réexamens d'un dossier déjà déposé. Les deux chiffres sont exacts, et les deux circulent. Ce n'est pas un piège : c'est ce que mesurer veut dire.
Titres de séjour, asile et nationalité
Trois séries de nature différente : un titre délivré, une demande déposée, une nationalité acquise. Elles ne s'additionnent pas.
Voir les chiffres
Décisions de retour et retours effectifs
Deux courbes, deux réalités distinctes : ce qui est ordonné, et ce qui est constaté.
Voir les chiffres
Pourquoi nous ne calculons pas le « taux d'exécution »
Diviser les retours constatés par les décisions prononcées donnerait un pourcentage d'apparence simple. Aucune institution ne le publie, et pour une raison de fond : les deux séries ne portent ni sur les mêmes personnes, ni sur la même année. Une décision de 2024 peut s'exécuter en 2025 ; certaines sont annulées par un juge, d'autres visent des personnes déjà parties.
Nous affichons donc les deux courbes et leur écart, qui est considérable et se voit à l'œil nu. Fabriquer le ratio nous ferait devenir la source d'un chiffre que personne ne pourrait vérifier — exactement ce que cette page existe pour éviter.
Eurostat — statistiques migratoires, données transmises par la France. Séries annuelles, arrêtées à —. ⚠️ Un titre de séjour n'est pas une entrée sur le territoire : on peut être présent depuis des années avant d'en recevoir un.
Les chiffres du débat — 10 · La délinquance
Ce que la police et la gendarmerie enregistrent
Dix-huit indicateurs, les cent un départements, depuis 2016. Les taux affichés sont ceux du ministère de l'Intérieur, pas des divisions faites ici : nous n'avons aucun chiffre à recalculer.
Ce que ces chiffres mesurent, et ce qu'ils ne mesurent pas
Ce sont des faits enregistrés, pas la délinquance réelle. Une hausse peut venir d'une hausse des faits — ou d'une hausse des plaintes, ou d'un changement de procédure. C'est particulièrement vrai des violences sexuelles et intrafamiliales, où la parole s'est libérée : la courbe monte aussi parce qu'on porte plainte davantage.
La base ne contient ni nationalité, ni statut de séjour. Le croisement entre délinquance et situation administrative, souvent cité en campagne, n'existe dans aucune statistique publique française : les faits constatés et les titres de séjour relèvent de deux systèmes distincts, qui ne sont pas appariés.
Les faits enregistrés en France, par indicateur
Choisissez l'indicateur : la courbe se recalcule. Les nombres sont des faits, pas des personnes.
Voir les chiffres
SSMSI — bases statistiques de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales. Dernière année complète : —.
Les chiffres du débat — 11 · Les prix
L'inflation, mois par mois, sur trente ans
L'indice des prix à la consommation en glissement annuel : de combien les prix ont monté sur douze mois. C'est l'indice français, celui qui sert à indexer les loyers et les pensions — distinct de l'indice harmonisé européen, souvent cité à sa place et légèrement différent.
Variation des prix sur douze mois
Chaque point est un mois. Au-dessus de zéro les prix montent ; en dessous ils baissent — ce qui est arrivé, brièvement, en 2009 et en 2015.
Voir les chiffres
INSEE — indice des prix à la consommation, ensemble des ménages, France entière. Dernier mois publié : —. ⚠️ Une inflation qui ralentit ne veut pas dire que les prix baissent : elle veut dire qu'ils montent moins vite.
Réservé aux membres
Le détail, ministère par ministère et département par département
La page publique donne les grandes masses. Les membres du club ouvrent le dessous : les charges de l'État par mission et par ministère, les procédures collectives par département, les séries complètes et l'export en CSV.
Entrer avec sa carte de membre
Le jeton est celui de votre carte — la longue
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Les charges de l'État, mission par mission
Comptabilité générale de l'État : ce que chaque grande politique publique a coûté sur l'exercice. À ne pas confondre avec les situations mensuelles plus haut — les deux mesurent l'État, mais pas la même chose ni au même moment.
Voir les chiffres
DGFiP — comptabilité générale de l'État, dix exercices.
Les 100 plus gros contrats publics de France
Triés par montant, avec leur objet exact, la procédure employée et le nombre d'offres reçues. Rien n'est interprété : c'est ce que le fichier déclare, remis en français. Le SIRET de l'acheteur est dans l'export, pour que vous puissiez le vérifier vous-même.
DECP, marchés notifiés depuis le 1er janvier 2024. « Non déclaré » signifie que le champ du nombre d'offres a été laissé vide.
Les vingt départements les plus touchés
Procédures collectives publiées sur les douze derniers mois complets, en valeur absolue. Les départements les plus peuplés arrivent mécaniquement en tête : c'est un volume, pas un taux.
Voir les chiffres
La méthode, et ce qu'elle ne peut pas faire
Comment ces chiffres arrivent ici
Un script interroge chaque semaine les API ouvertes de l'administration, agrège, et écrit un fichier de données que cette page lit. Aucune saisie à la main, aucun chiffre écrit en dur : un nombre inscrit dans une page devient faux à la mise à jour suivante, et personne ne s'en aperçoit.
Les sources, toutes ouvertes et sans clé d'accès
Les cinq limites qu'il faut connaître
1. Le cumul n'est pas un flux. Les chiffres budgétaires sont cumulés depuis le 1er janvier. « Juin » vaut janvier à juin, pas juin seul.
2. Le budget de l'État n'est pas la dépense publique. Il ne contient ni la Sécurité sociale, ni les collectivités locales — soit la majorité de la dépense publique française. Ce qui est mesuré ici, c'est l'État seul.
3. Deux comptabilités coexistent. Les situations mensuelles (budgétaires, en caisse) et la comptabilité générale (en droits constatés) donnent des nombres différents pour la même année. Les deux sont justes ; elles ne répondent pas à la même question. On ne les additionne jamais.
4. Le BODACC compte des annonces, pas des entreprises. Une même société génère plusieurs annonces au fil de sa procédure. Et il ignore les micro-entrepreneurs, qui ne publient pas d'annonce légale.
5. Les derniers mois sont provisoires. État civil comme annonces légales remontent avec du retard. Les mois incomplets sont exclus ou marqués, jamais présentés comme des chiffres définitifs.
6. Un volume n'est pas un taux. Le nombre d'entreprises en France a augmenté de plus de moitié en dix ans. Comparer 125 000 liquidations en 2025 à 128 000 en 2015 sans regarder cette croissance mène à la conclusion inverse de la vraie. C'est pourquoi la page montre les deux — et pourquoi elles ne racontent pas la même histoire.
Vérifiez vous-même
Chaque graphique se déplie en table de chiffres, et le fichier de données brut est public : donnees.json. Les liens de sources ci-dessus mènent aux jeux originaux de l'administration — vous pouvez refaire chaque calcul. Si un chiffre de cette page vous paraît faux, il l'est peut-être : écrivez à contact@horizonbuilder.space.