Aller au contenu

Code pénal · Contradictions de fond

Incohérence entre l'art. 131-36-12-1 et l'art. 131-36-10

Code pénal, art. 131-36-12-1 — incohérence de fond

incohérenceautrejugé par IA · à vérifier

Gravité : notable — Le seuil de deux ans pour placer sous bracelet électronique mobile l'auteur de violences conjugales déroge clairement au seuil de sept ans. En revanche, « le domicile concerné » ne renvoie à rien dans l'article : le juge, l'ex-conjoint violent surveillé et la victime ne savent pas ce que ce domicile emporte (zone protégée ou non). En matière pénale, une telle imprécision peut limiter la protection de la victime, mais la mesure elle-même reste applicable.

Le seuil de deux ans de 131-36-12-1 déroge expressément au seuil de sept ans de 131-36-10 : pas de contradiction sur ce point. En revanche, la dernière phrase de 131-36-12-1 parle du « domicile concerné » alors qu'aucun domicile n'est mentionné dans l'article : renvoi qui ne colle pas, gênant pour le lecteur.

Les passages surlignés sont ceux sur lesquels repose le constat — retrouvés mot pour mot dans le texte officiel.

Article AArt. 131-36-12-1Code pénalen vigueurLégifrance : Code pénal, article 131-36-12-1 (nouvel onglet)
Depuis
25 mars 2019
Versions
—
Identifiant
LEGIARTI000038313453

Partie législative › Livre Ier : Dispositions générales › Titre III : Des peines › Chapitre Ier : De la nature des peines › Section 1 : Des peines applicables aux personnes physiques › Sous-section 7 : Du placement sous surveillance électronique mobile à titre de mesure de sûreté

Par dérogation aux dispositions de l'article 131-36-10, le placement sous surveillance électronique mobile peut être ordonné à l'encontre d'une personne majeure, dont une expertise médicale a constaté la dangerosité, condamnée à une peine privative de liberté d'une durée égale ou supérieure à deux ans pour des violences ou des menaces punies d'au moins cinq ans d'emprisonnement et commises : 1° Soit contre son conjoint, son concubin ou son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ; 2° Soit contre ses enfants ou ceux de son conjoint, concubin ou partenaire. Le présent article est également applicable lorsque les violences ont été commises par l'ancien conjoint ou concubin de la victime, ou par la personne ayant été liée à elle par un pacte civil de solidarité, le domicile concerné étant alors celui de la victime.
Article BArt. 131-36-10Code pénalen vigueurLégifrance : Code pénal, article 131-36-10 (nouvel onglet)
Depuis
16 mars 2011
Versions
—
Identifiant
LEGIARTI000023713263

Partie législative › Livre Ier : Dispositions générales › Titre III : Des peines › Chapitre Ier : De la nature des peines › Section 1 : Des peines applicables aux personnes physiques › Sous-section 7 : Du placement sous surveillance électronique mobile à titre de mesure de sûreté

Le placement sous surveillance électronique mobile ne peut être ordonné qu'à l'encontre d'une personne majeure condamnée à une peine privative de liberté d'une durée égale ou supérieure à sept ans ou, lorsque la personne a été condamnée pour un crime ou un délit commis une nouvelle fois en état de récidive légale, d'une durée égale ou supérieure à cinq ans, et dont une expertise médicale a constaté la dangerosité, lorsque cette mesure apparaît indispensable pour prévenir la récidive à compter du jour où la privation de liberté prend fin.
Voir dans l'examen
Signaler au législateur

Un courrier type, prêt à adresser à votre député ou à un sénateur. Relisez-le et adaptez-le : c'est une piste à vérifier, pas un avis juridique.

Ouvrir dans ma messagerie

Trouver le destinataire : votre député (Assemblée nationale, nouvel onglet) · les sénateurs (Sénat, nouvel onglet). Écrivez depuis leur page de contact, ou par courrier postal — aucune adresse n'est préremplie.

  • Ce n'est pas un avis juridique. Seul le texte publié au Journal officiel fait foi ; Légifrance reste la référence.
  • C'est une piste à vérifier, produite automatiquement puis jugée par une IA (citations vérifiées mot pour mot) : elle peut être voulue par le législateur, ou fausse.
  • Un instantané de l'état publié par la DILA, analysé le 22 octobre 2026. Source : DILA — LEGI, licence ouverte.

S'abonner au fil des constats (RSS)